A retenir :

  • Enquête publique sur le périmètre de l’OIN sur le plateau de Saclay et les zones boisées et agricoles, du lundi 12 mars au samedi 14 avril 2012 inclus : donnez votre avis en mairie.
  • Au conseil de quartier du Guichet, la construction de 125 studios et 90 logements a été annoncée. Vous aussi, dites NON au bétonnage planifié de notre commune.

Les effets du Plan Local d’Urbanisme (PLU) sur Mondétour sont un des points à l’ordre du jour du prochain conseil de quartier de Mondétour. A cette occasion, l’ASEOR a souhaité informer et alerter les habitants du quartier sur les conséquences du PLU en diffusant un tract dédié, que vous pouvez lire en cliquant ici.

Le PLU est actuellement en cours de modification, et une enquête publique est prévue début juin dans ce cadre. Cela montre que le PLU peut être modifié. Alors que les projets immobiliers se multiplient, l’ASEOR est aux côtés de ceux qui veulent préserver l’aspect pavillonnaire d’Orsay remis en cause. Nous devons donc nous mobiliser pour que de nouvelles modifications aillent dans ce sens.

Un conseil de quartier permet aussi à la mairie d’être informée de l’avis des habitants. C’est pour cela que nous invitons ceux qui veulent faire part de leur avis sur le PLU à le faire au conseil de quartier de Mondétour, jeudi prochain 24 mai à 20h30, au restaurant scolaire de l’école de Mondétour.

L’opération immobilière du Guichet, à la place du parking et des pompes funèbres, est lancée !

Les habitants du quartier peuvent le constater, comme le témoignent les photos suivantes. D’abord, il y a l’arrêté municipal datant du 13 avril dernier interdisant aux véhicules de stationner sur le parking où cet ensemble immobilier sera construit.

Ensuite, les palissades autour de la zone concernée sont déjà mises en place.

La machine est donc en route, alors qu’il n’y a toujours pas de projet définitif, ni de concertation…

Dans l’article Un exemple du PLU permettant de densifier, le commentaire suivant a été déposé :

« Je lis avec attention votre blog et partage avec vous le soucis d’un développement maitrisé de note commune que nous aimons tant.
Néanmoins, il convient tout de même d’éviter de tomber dans la caricature qui dessert votre argumentaire : Depuis 2001, il n’est plus possible de réglementer la taille minimale pour rendre constructible un terrain.
Mesdames, Messieurs, attention, à ne pas politiser votre combat. des erreurs (mensonges) telles que celle-ci ne sont pas acceptables dans le débat démocratique.
Bien cordialement
Jean-Claude REGAUD -Orsay »

NOTRE REPONSE :

Monsieur,

Nous avons pris note de votre commentaire  et nous sommes heureux de voir que nous partageons le souci de préserver le plus possible l’environnement d’Orsay .

Si , effectivement , comme vous le signalez, depuis la Loi SRU du 13 /12 /2000 il est interdit de prévoir une surface minimum de terrain pour une construction , le Législateur, dans sa sagesse a laissé toute latitude aux municipalités pour déroger à ce règlement.

Nous vous invitons à lire le code de l’Urbanisme    article  L 123-1-5 alinéa 12   il est précisé que  des dérogations sont possibles  pour   «  préserver l’urbanisation traditionnelle ou l’intérêt paysager de la zone considérée ».

Cela pourrait donc correspondre à des  zones précises.  Ainsi par exemple à Mondétour on pourrait parfaitement conserver l’aspect pavillonnaire du quartier .  Cela serait une volonté politique. Ce n’est apparemment pas le cas ; nous vous laissons le soin d’en juger.

Nous vous prions de croire, Monsieur , en nos sentiments les meilleurs .

Lionel Champetier
Président de l’ASEOR

Il parait que les Orcéens sont gâtés… mais sont-ils administrés ?!

Il y a quelques mois les riverains de la rue du bois des rames (au Guichet) ont eu la surprise de voir se réaliser des travaux d’importance sur leur chaussée particulièrement dégradée :

- Réfection complète de la bande de roulement

- Suppression des trottoirs sur une rue très passante et empruntée par beaucoup d’enfants des écoles et des étudiants !!!

- Suppression des caniveaux et mise en place d’un caniveau central (comme au moyen âge !)

Le tout, bien sûr, sans concertation préalable et sans étude de circulation, pourtant réclamée.

Sur cette rue de 120m environ, comportant 4 poteaux électriques et 4 poteaux téléphoniques, les riverains avaient demandé un enfouissement des lignes. Il leur a été répondu que ce n’était pas envisagé et, comble de l’ironie, que ce n’était pas prévu dans le PLU… (sic)

Or, si vous allez à Gometz-le-Châtel, dans la côte, vous pouvez encore aujourd’hui voir des pancartes qui prouvent à l’évidence qu’on nous dit n’importe quoi !

Le département (dont le maire est vice-président) et la Caps (dont le maire est également vice-président) semblent bien subventionner dans les autres villes l’enfouissement des lignes.

Alors, question : qui gère la ville ?

Les élus ? Les services techniques ? La Caps ? ou simplement les entreprises de service public qui n’en font qu’à leur tête ?

En 2012 après Jésus-Christ, Dieu visite Noé et lui dit :
- Une fois encore, la Terre est devenue invivable et surpeuplée. Construis une arche et rassemble un couple de chaque être vivant ainsi que quelques bons humains. Dans six mois, j’envoie la pluie durant quarante jours et quarante nuits, et je détruis tout !

Six mois plus tard, Dieu retourne visiter Noé et ne voit qu’une ébauche de construction navale.

- Mais, Noé, tu n’as pratiquement rien fait ! Demain il commence à pleuvoir!

- Pardonne-moi, Tout Puissant, j’ai fait tout mon possible mais les temps ont changé:

  • J’ai essayé de bâtir l’arche mais il faut un permis de construire et l’inspecteur me fait des ennuis au sujet du système d’alarme anti-incendie.
  • Mes voisins ont créé une association parce que la construction de l’échafaudage dans ma cour viole le règlement de copropriété et obstrue-leur vue. J’ai dû recourir à un conciliateur pour arriver à un accord.
  • L’urbanisme m’a obligé à réaliser une étude de faisabilité et à déposer un mémoire sur les coûts des travaux nécessaires pour transporter l’arche jusqu’à la mer. Pas moyen de leur faire comprendre que la mer allait venir jusqu’à nous. Ils ont refusé de me croire.
  • La coupe du bois de construction navale s’est heurtée aux multiples Associations pour La Protection de l’Environnement sous le triple motif que je contribuais à la déforestation, que mon autorisation donnée par les Eaux et Forêts n’avait pas de valeur aux yeux du Ministère de l’environnement, et que cela détruisait l’habitat de plusieurs espèces animales. J’ai pourtant expliqué qu’il s’agissait, au contraire de préserver ces espèces, rien n’y a fait.
  • J’avais à peine commencé à rassembler les couples d’animaux que la SPA et WWF me sont tombés sur le dos pour acte de cruauté envers les animaux parce que je les soustrayais contre leur gré à leur milieu naturel et que je les enfermais dans des pièces trop exiguës.
  • Ensuite, l’agence gouvernementale pour le Développement Durable a exigé une étude de l’impact sur l’environnement de ce fameux déluge.
  • Dans le même temps, je me débattais avec le Ministère du Travail qui me reprochait de violer la législation en utilisant des travailleurs bénévoles. Je les avais embauchés car les Syndicats m’avaient interdit d’employer mes propres fils, disant que je ne devais employer que des travailleurs hautement qualifiés et, dans tous les cas, syndiqués.
  • Enfin le Fisc a saisi tous mes avoirs, prétextant que je me préparais à fuir illégalement le pays tandis que les Douanes menaçaient de m’assigner devant les tribunaux pour « tentative de franchissement de frontière en possession d’espèces protégées ou reconnues comme dangereuses ».Aussi, pardonne-moi, Tout Puissant, mais j’ai manqué de persévérance et j’ai abandonné ce projet.

Aussitôt les nuages se sont dissipés, un arc-en-ciel est apparu et le Soleil a lui.

- Mais tu renonces à détruire le monde ? demanda Noé.

- Inutile, répondit Dieu, l’Administration s’en charge !

« Monsieur Lionel Champetier, au nom du Président de la République, nous vous faisons Chevalier de l’ordre National du Mérite »

C’est par ces mots que s’est conclue, le 10 février dernier, la cérémonie au cours de laquelle le président de l’ASEOR s’est vu décerné cette distinction, en présence de notre député, du maire d’Orsay et de quelques proches.

Un court discours d’introduction a, tout d’abord, rappelé l’œuvre que M. Champetier a bâti au fil des années, le travail accompli et les batailles menées… et souvent gagnées.

Et d’analyser « c’est une constante, chaque nouvel élu se prétend bâtisseur : par la magie de son écharpe tricolore, il pense être devenu « docteur… en urbanisme » et les vautours de l’immobilier, qui le sollicitent, savent bien le conforter dans cette illusion ! »

L’ASEOR est apolitique et « a donc combattu de multiples projets : par exemple celui de ZAC de M. Laurent (maire d’Orsay jusqu’en 1995) en faisant annuler son POS. Et de la même façon quelques années plus tard l’Association a forcé Mme Aubry à abandonner son projet de centre culturel ! »

Mais les combats ne sont pas terminés et « sur les projets en cours, entre 200 et 300 logements devraient être construits sans créer, pour eux, une seule place de stationnement. Pour cela le PLU récemment adopté, malgré les réserves de l’Aseor, est une pure merveille : il permet tout ou presque ! Notre ville sera asphyxiée et on tournera en rond »

A ces éloges, M. Champetier a sobrement répondu qu’il considère que cette médaille est le fruit d’un travail collectif de plus de quinze ans de luttes difficiles mais souvent couronnées de succès et qu’il continuera « d’essayer avec l’équipe, comme Cyrano de Bergerac, à faire sonner les vérités comme des éperons« .

Cette médaille est un peu celle de chaque membre de l’ASEOR : elle doit nous encourager à poursuivre nos efforts pour préserver et faire évoluer harmonieusement notre cadre de vie.

Depuis le 12 mars dernier et jusqu’au 14 avril prochain se déroule une enquête publique relative à la délimitation de la zone de protection naturelle, agricole et forestière sur le plateau de Saclay. Le projet de délimitation est consultable dans les mairies des communes concernées, dont celle d’Orsay.

Les habitants peuvent donner leur avis soit à travers le registre d’enquête déposé à la mairie d’Orsay pendant cette période, soit en rencontrant le membre de la commission d’enquête qui sera présent à la mairie d’Orsay ce vendredi 23 mars de 9 h à 12 h.

Pour mieux comprendre les enjeux importants pour notre environnement de cette enquête publique, nous vous invitons à lire le tract conçu par l’ASEOR et l’Union des Association de Sauvegarde du Plateau de Saclay. S’exprimer dans le cadre de l’enquête publique sera déterminant pour éviter déforestation, inondations, et une extension urbaine incontrôlable.

Par un arrêté du 16 février dernier, le préfet de l’Essonne a décidé d’une enquête publique relative à la délimitation de la zone de protection naturelle, agricole et forestière dans le périmètre de l’Opération d’Intérêt National (OIN) du plateau de Saclay et de sa petite région agricole.

L’OIN consiste à aménager le plateau de Saclay pour regrouper des établissements d’enseignement scientifique. Par l’action d’associations telles que l’ASEOR, il a été obtenu que 2 300 hectares seraient protégés et garderaient leur vocation agricole. Le projet de délimitation de ces 2 300 hectares est actuellement en cours de discussion.

Cette enquête est donc l’occasion pour les Orcéens  d’exprimer leur avis à ce sujet, et Orsay est particulièrement concernée car les zones boisées à l’orée du plateau, notamment au niveau de l’université et de la Troche ne sont actuellement pas incluses dans les parties protégées.

L’enquête aura lieu du lundi 12 mars au samedi 14 avril 2012 inclus. Les modalités de l’enquête :

-  Un exemplaire du projet de délimitation de la zone de protection dans les mairies des communes concernées, dont celle d’Orsay. Les habitants pourront le consulter aux heures normales d’ouverture de la mairie.

-  Un registre d’enquête sera déposé dans la mairie d’Orsay pour y recevoir les observations du public.

-  Enfin, un membre de la commission d’enquête se tiendra à la disposition du public à la mairie d’Orsayle vendredi 23 mars prochain, de 9 h à 12 h.

Nous devons nous mobiliser pour assurer la protection de nos zones boisées, sous peine de ne pouvoir ensuite revenir en arrière. Un tract spécifique est en cours de préparation, et sera diffusé à cette occasion pour donner plus d’informations sur ce combat à mener.

Pour information, les horaires de la mairie d’Orsay :

Du lundi au vendredi : 8 h 30 – 12 h 30 et 13 h 30 – 18 h
Le samedi : 9 h – 12 h

La Mairie a acquis à l’Etat le terrain correspondant au skate park et au parking attenant, derrière les Pompes Funèbres Générales (zone en jaune sur la carte ci-dessous).

Son but est de le revendre au plus vite aux promoteurs : un prêt relais de 750 000 € a été souscrit à cet effet et cette cession a été votée par avance, lors du Conseil municipal de décembre 2011.

Bouygues Immobilier serait le promoteur retenu.

(photographie aérienne du quartier du Guichet / Les Planches. Source: Google)

Le skate park a d’ores et déjà été démoli, alors qu’il était très utilisé par les jeunes des Planches, et des permis de démolir ont été accordés pour détruire les Pompes Funèbres et la maison attenante, aux 20 et 22 rue Charles de Gaulle.

Au conseil de quartier du Guichet, la construction de 125 studios et 90 logements a été annoncée, mais sans présentation de projet précis. Et pour cause : Bouygues n’a pas présenté de projet et rien ne l’y contraint avant d’acquérir ces trois parcelles.

La Mairie s’engage (et nous engage tous !) donc – y compris financièrement – pour un projet dont elle ne connaît pas les tenants et aboutissants, et qu’elle délègue à un promoteur, alors qu’il va transformer complètement le quartier.

Les parcelles cédées, le projet devient un projet privé : la concertation promise par Monsieur le Maire est alors bien évidemment impossible !

Et bien sûr, aucune étude d’impact n’est envisagée.

- Où vont trouver à se garer les véhicules qu’accueillait le parking ? Et, demain, les 250 à 350 véhicules supplémentaires que représente ce projet ?

- Quel confort pour des habitations bâties au bord de la N118 ? Paris est-il un si bon modèle qu’il faille reproduire les nuisances de son périphérique ?

L’urbanisme d’Orsay est donc laissé au bon vouloir des promoteurs, dans un cadre réglementaire (le Plan Local d’Urbanisme) pour qui le seul étalon de surface constructible est la hauteur maximum du bâtiment (12 m, voire 15 m).

Encore une fois, l’ASEOR s’oppose à cette volonté d’urbaniser à tout prix et sans aucune anticipation des conséquences.

Cette urbanisation précipitée, sans projet défini, est plus qu’inquiétante.

Nous devons tous nous mobiliser dès maintenant, y compris auprès de nos élus, pour empêcher ces projets effarants, sous peine de ne plus pouvoir rien faire par la suite.

(Le PLU est le Plan Local d’Urbanisme. Il régit l’urbanisme sur la commune et remplace l’ancien POS – Plan d’Occupation des Sols)

Récemment l’ASEOR s’est portée partie civile contre la destruction d’une partie de la zone boisée classée du bois des Rames qui avait été détériorée pour permettre l’installation de caravanes.

Ce secteur est à nouveau menacé – au 22 chemin du bois des Rames – par l’autorisation  accordée par la Mairie de lotir en deux parcelles constructibles AE 0548 de 309 m² et AE 0550 de 381 m² sur un terrain de 690m².
Une fois de plus, le PLU permet de densifier sans limite : il n’impose pas de surface minimale pour construire (elle était de 500m² avec le POS).

Les futures constructions non seulement vont détériorer le site mais présenteront des dangers pour les constructions riveraines, dus en grande partie à la forte pente du terrain soumis à de nombreux ruissellements venant du plateau.

Suite aux réactions et inquiétudes des riverains directs, la Municipalité a répondu que : « le droit de diviser le terrain n’entraine pas le droit à construire »…
A l’ASEOR, nous sommes très dubitatifs ! La Municipalité va être informée que nous nous intéressons dès à présent à cette opération.

N.B.: Nous vous demandons de nous informer des opérations similaires ou des permis de construire semblables dans votre voisinage et dont vous avez connaissance. Nous interviendrons.