La Mairie a acquis à l’Etat le terrain correspondant au skate park et au parking attenant, derrière les Pompes Funèbres Générales (zone en jaune sur la carte ci-dessous).

Son but est de le revendre au plus vite aux promoteurs : un prêt relais de 750 000 € a été souscrit à cet effet et cette cession a été votée par avance, lors du Conseil municipal de décembre 2011.

Bouygues Immobilier serait le promoteur retenu.

(photographie aérienne du quartier du Guichet / Les Planches. Source: Google)

Le skate park a d’ores et déjà été démoli, alors qu’il était très utilisé par les jeunes des Planches, et des permis de démolir ont été accordés pour détruire les Pompes Funèbres et la maison attenante, aux 20 et 22 rue Charles de Gaulle.

Au conseil de quartier du Guichet, la construction de 125 studios et 90 logements a été annoncée, mais sans présentation de projet précis. Et pour cause : Bouygues n’a pas présenté de projet et rien ne l’y contraint avant d’acquérir ces trois parcelles.

La Mairie s’engage (et nous engage tous !) donc – y compris financièrement – pour un projet dont elle ne connaît pas les tenants et aboutissants, et qu’elle délègue à un promoteur, alors qu’il va transformer complètement le quartier.

Les parcelles cédées, le projet devient un projet privé : la concertation promise par Monsieur le Maire est alors bien évidemment impossible !

Et bien sûr, aucune étude d’impact n’est envisagée.

- Où vont trouver à se garer les véhicules qu’accueillait le parking ? Et, demain, les 250 à 350 véhicules supplémentaires que représente ce projet ?

- Quel confort pour des habitations bâties au bord de la N118 ? Paris est-il un si bon modèle qu’il faille reproduire les nuisances de son périphérique ?

L’urbanisme d’Orsay est donc laissé au bon vouloir des promoteurs, dans un cadre réglementaire (le Plan Local d’Urbanisme) pour qui le seul étalon de surface constructible est la hauteur maximum du bâtiment (12 m, voire 15 m).

Encore une fois, l’ASEOR s’oppose à cette volonté d’urbaniser à tout prix et sans aucune anticipation des conséquences.

Cette urbanisation précipitée, sans projet défini, est plus qu’inquiétante.

Nous devons tous nous mobiliser dès maintenant, y compris auprès de nos élus, pour empêcher ces projets effarants, sous peine de ne plus pouvoir rien faire par la suite.

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2 comments untill now

  1. Jean Racine @ 2012-03-12 19:16

    Votre analyse de la situation est particulièrement juste. La question du stationnemment et de la suppression d’un lieu de vie du quartier se fait au bénéfice d’un promoteur, sans considération des étudiants qui n’auront qu’à subir le bruit nocturne incessant des poids lourds sous leur fenêtre.

    Dans la présentation donnée au conseil de quartier, l’emprise semble aussi toucher le parking des Planches. Savez-vous ce qu’il en est ?

    Ce projet va à l’encontre de la logique. Réaliser un tel bâtiment au bord de la N118 sans faire réaliser par la région et l’état la couverture de l’axe n’est pas admissible.

    Ce projet doit être abandonné. Comment peut-on se mobiliser ?

    http://www.mairie-orsay.fr/medias/library/Conseils_de_quartiers/Guichet/CQ_Guichet%20_25_janv_2012.pdf

  2. DESPRES Henri-Alain @ 2012-03-22 19:43

    My above comment, displaced by « internal error », is « awaiting moderation » in its correct place (OIN Saclay). It might be submitted at OIN inquiry, held in town Hall tomorrow March 23th, except if my peaceful visit is barred out.

    Quant au « projet immobilier du Guichet », je n’aurai jamais la possibilité d’en étudier le détail et les conséquences, puisqu’il ne sera pas présenté dans une autre Mairie que celle qui m’est interdite. En ce qui concerne le parking Charles Péguy, dit de « l’impasse des Planches », se reporter au Rapport d’enquête BARNERIAS, remis au Maire précédent le 31-07-2006, modifié par ce dernier le 8 aout, et approuvé le 25 septembre sans discussion par le Conseil Municipal.

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