Voici la lettre que nous avons envoyé au Maire d’Orsay au sujet des mauvaises odeurs dans le quartier d’Orsay comprenant la rue Villebois-Mareuil, l’avenue des Bois, l’impasse de la Pacaterie, la rue du bois des rames et la rue de Verdun.

Voilà ce que permet un PLU sans coefficient d’occupation des Sols (COS) et sans un minimum de surface de terrain pour construire :

La construction de 11 logements collectifs à la place de pavillons dans une rue calme : rue Léon Croc.

Avec le  PLU voté par nos élus

Une surface de terrain de 1778 m² et une SHON (surface hors œuvre nette) de 942 m² pour 11 logements avec stationnement de 1 à 2 véhicules par logement suivant la catégorie, soit de 11 à 22 voitures.

Avec l’ancien P.O.S

En zone UH la construction de bâtiments collectifs était interdite, seul l’habitat individuel était autorisé.
Avec la surface de ce terrain on pouvait réaliser 3 maisons qui auraient eu avec un C.O.S. de 0,36 une SCHON de 640 m² pour l’ensemble et 2 véhicules par construction soit 6 voitures.

Qu’en pensez-vous ?

Monsieur le Maire pourquoi tant de discrétion ?

En Décembre 20011 était signé entre la CAPS, les Maires des 6 communes concernées directement par l’aménagement du Sud du plateau de Saclay et l’EPPS un protocole  de co-gouvernance du projet.

L’UASPS, dont l’ASEOR est membre, écrivait  le 9 janvier 2012 aux Maires signataires de l’accord ;

« Vous êtes signataires avec le Président de l’EPPS d’un « protocole d’accord pour l’organisation de l’aménagement de la frange sud du plateau de Saclay ».

C’est une plus forte implication de nos collectivités dans la gestion de cet aménagement. Nous sommes donc en droit d’attendre également une concertation plus approfondie avec les habitants et les associations qui œuvrent depuis longtemps dans ce secteur…

Avec cet accord, alors que plus rien ne s’y oppose, nous souhaiterions être associés dans le cadre des comités aux débats avec vous-mêmes et vos représentants en participant soit à des groupes de travail, soit à des réunions thématiques sur les futurs aménagements : transports, circulations, hydraulique, etc. »

Le 2 mai 2012 Monsieur le Maire d’Orsay écrivait à l’ASEOR :

« Comme annoncé dans mon courrier du 27 avril dernier, je souhaitais vous faire part des éléments concernant la nécessaire concertation autour du projet mené par l’Etablissement Public Paris Saclay.

…C’est l’existence de ce protocole qui permet ainsi aux maires concernés par l’aménagement de la frange sud du plateau de Saclay (Bures-sur-Yvette, Gif-sur-Yvette, Orsay, Palaiseau, Saclay et Saint Aubin) de peser sur les décisions d’aménagement décidées par l’état.

Néanmoins, dans l’attente de ces réunions à venir, je suis tout à fait d’accord pour que nous prévoyons plusieurs rencontres si nécessaire entre élus d’Orsay et l’ensemble des associations qui le souhaitent afin d’aborder le projet d’aménagement dans sa globalité…..
J’organiserai dans ce sens très prochainement (au cours de la deuxième quinzaine de mai), une première réunion sur ce sujet. ……… »

En fait il y a eu quelques réunions, certaines publiques d’autres avec les associations, organisées par l’EPPS et/ou le Maire de Gif-sur-yvette uniquement sur l’aménagement du Moulon, mais aucune sur le « futur de l’Université » dans la vallée à Bures et Orsay.

Grâce  aux universitaires, nous avons eu quelques informations sur le « devenir de la vallée » dont les conclusions sont données dans la Newsletter N°6 de décembre 2012. (www.u-psud.fr).

C’est ce qu’on appelle : « la nécessaire concertation autour d’un projet »

A vous d’en juger ?

L’ASEOR tient à votre disposition l’intégralité des courriers dont des extraits sont cités.

Que nous cache-t-on ?

Pourquoi ne rien vouloir nous dire ?

Dans une lettre en date du 11 décembre l’ASEOR demandait  à Monsieur le Maire :

-       « Il y a quelques temps, en conseil de quartier, avait été présenté un projet d’extension de la salle polyvalente municipale « Jacques  Tati ».

Nous vous demandons de bien vouloir nous fournir  la justification économique de cette extension. Etant donné qu’il s’agit d’un bâtiment municipal rien ne s’oppose à nous communiquer le contenu  du dossier pendant l’instruction du permis de construire, si elle est en cours. De plus, vous ne manquerez pas de nous fournir le plan d’implantation en rapport avec la protection de la zone boisée non constructible. »

Dans sa réponse  en date du 18 décembre il nous donnait les informations suivantes :

« Il n’y a pas aujourd’hui de permis de construire relatif au « projet d’extension de la salle polyvalente municipale « Jacques Tati » ; quant à la « justification économique », j’aurais besoin que vous précisiez vos propos, concernant un projet de nature culturelle.

Au cours du Conseil Municipal de mercredi 19 mars il a été voté dans le budget 2013 un montant de 1,35 million d’euros pour financer un projet d’extension « TATI ».

Comment peut-on financer un projet qui n’est pas connu ?

A vous d’en juger

La ville d’Orsay suit-elle les instructions gouvernementales pour loger les plus démunis ?

C’est la question que se posent les Orcéens en voyant en Centre ville l’ancienne maison du vétérinaire close depuis deux ans.

Il n’y aurait pas besoin de la réquisitionner puisqu’elle appartient déjà à la collectivité. On pourrait y loger temporairement des ménages ou des étudiants en attendant de le démarrage hypothétique du projet de Centre ville.

Par ailleurs cela éviterait qu’elle se dégrade et devienne inhabitable. A moins que ce soit le but de nos élus pour justifier sa démolition.

A vous d’en juger !

Il n’y a pas que l’ASEOR qui s’inquiète des nouvelles constructions que permet le PLU décidé par nos élus. Depuis longtemps nous dénonçons les effets pervers de ce règlement.
D’autres Orcéens commencent à s’en inquiéter comme le montre les réactions des riverains de projets de construction en zone pavillonnaire dans différents quartiers d’Orsay au Guichet, au Centre et à Mondétour.
De son côté l’équipe municipale s’efforce d’endormir les habitants inquiets et leurs associations, et, une chape de plomb s’abat sur les Conseils de quartier sous prétexte de rencontre avec les riverains : ainsi on évite le débat public.

Il est temps de réagir et de montrer votre désaccord dans toutes les manifestations.

Le 27 août débute en Mairie une enquête publique concernant une nouvelle modification du P.L.U.

Officiellement il s’agit de corriger certains articles du règlement.

Après examen du document il a été constaté qu’il s’agit aussi d’augmenter les possibilités de construire comme le montre l’article UH9 dénoncé par l’ASEOR dans ses commentaires transmis le 1er juin à Monsieur le Maire :

Page 9 : Article UH9

La modification de l’article UH9 va favoriser le regroupement foncier et le bétonnage des zones pavillonnaires. ORSAY ne doit ressembler aux ULIS.

Texte ajouté : « Chaque bâtiment doit avoir une emprise maximale de 200 m2, sauf à faire application de l’article 9-2-5.

Article 9-2-5 (nouvel article) : les bâtiments à usage d’habitation existant à la date du 6 novembre 2010 et régulièrement édifiés peuvent être étendus jusqu’à 300 m2 d’emprise, dans la limite des autres règles de l’article 9-1.  »

Rédaction proposée par l’ASEOR : « Chaque bâtiment doit avoir une emprise maximale de 100 m2, sauf à faire application de l’article 9-2-5.

Article 9-2-5 (nouvel article) : les bâtiments à usage d’habitation existant à la date du 6 novembre 2010 et régulièrement édifiés peuvent être étendus jusqu’à 150 m2 d’emprise, dans la limite des autres règles de l’article 9-1.  »

Cela s’ajoute aux modifications déjà apportées par le P.L.U au P.O.S. telle que :

- Suppression de la surface minimale des terrains de 500m² pour pouvoir construire,

- De plus avec le POS sur ces 500m² on pouvait construire 500 x 0,40 = 200m² de planchers.

- Avec le PLU,  pour la même surface on arriverait à 375m²  de planchers.

Qu’en pensez-vous ?

Si vous n’êtes pas d’accord profitez-en pour le dire lors de cette enquête.

Entre le 24 mai et le 13 juin se sont tenus des conseils de quartier dans chacun des trois quartiers d’Orsay. L’ASEOR avait souhaité qu’à cette occasion soit abordé le sujet du PLU et des nouvelles constructions dans la ville. Pour que le plus grand nombre d’Orcéens soient présents, l’ASEOR avait entrepris des actions pour sensibiliser la population sur ces questions, notamment via des tracts.

A Mondétour, l’affluence était, avec une centaine de participants, bien plus importante qu’aux précédents conseils. Néanmoins, la municipalité a préféré qu’il n’y ait pas de débat, en monopolisant la parole et en se contentant de répondre très globalement à une liste de questions. La question de fond, à savoir « qu’est-ce qui est prévu pour préserver le caractère pavillonnaire de Mondétour malgré le PLU ? », n’a ainsi pas trouvé de réponse. Lors de ce conseil de quartier, la parole a été constamment déniée aux membres de l’ASEOR, que ce soit pour exprimer son avis ou ses craintes, ou pour répondre aux attaques dont elle a fait l’objet à cette occasion. Nous regrettons fortement cette absence totale de possibilité de s’exprimer dans une instance relevant pourtant de la « démocratie locale ».

Au Centre, le PLU n’était pas officiellement à l’ordre du jour, malgré la demande de l’ASEOR. Il a donc fallu que le conseil aborde à l’improviste le sujet des constructions des rues André Maginot et Louis Scocard devant la demande pressante des habitants. Des rendez-vous ont finalement été promis pour approfondir ces points importants.

Au Guichet, le PLU était bien à l’ordre du jour, et il y avait trois à quatre fois plus de monde que d’habitude. Le débat s’est déroulé calmement, tournant notamment sur la question des places de parking pour le projet immobilier remplaçant les pompes funèbres. Ce fut l’occasion de découvrir que le permis de construire avait été déposé courant décembre 2011, alors qu’aucune concertation n’est prévue sur ce projet.

C’est en assistant au conseil municipal du 9 mai dernier que nous avons découvert officiellement, tard dans la soirée et au titre des « informations diverses », que le PLU s’apprêtait à être modifié. Une enquête publique était prévue et devait se tenir du 4 juin au 6 juillet, mais avait été très peu publicisée. Alors que le commissaire enquêteur devait tenir la première de ses trois permanences, hier après midi le 6 juin, nous avons appris que cette enquête publique venait d’être annulée.

Lors d’une rencontre avec Monsieur le Maire à notre demande le 30 mai dernier, nous avons pu finalement prendre connaissance des modifications prévues. Si certaines vont dans le sens d’une amélioration et d’un éclaircissement  du règlement, les autres au contraire permettent d’augmenter les droits à construire.

Nos élus parlent beaucoup de concertation, mais il n’est pas question d’en faire à ce sujet. L’urbanisme et l’environnement d’Orsay sont pourtant des sujets majeurs pour la vie de notre ville. Au delà de la simple information sur ces nouveaux projets, cela nécessite un grand débat sur ce que veulent les Orcéens en la matière.

Il parait que les Orcéens sont gâtés… mais sont-ils administrés ?!

Il y a quelques mois les riverains de la rue du bois des rames (au Guichet) ont eu la surprise de voir se réaliser des travaux d’importance sur leur chaussée particulièrement dégradée :

- Réfection complète de la bande de roulement

- Suppression des trottoirs sur une rue très passante et empruntée par beaucoup d’enfants des écoles et des étudiants !!!

- Suppression des caniveaux et mise en place d’un caniveau central (comme au moyen âge !)

Le tout, bien sûr, sans concertation préalable et sans étude de circulation, pourtant réclamée.

Sur cette rue de 120m environ, comportant 4 poteaux électriques et 4 poteaux téléphoniques, les riverains avaient demandé un enfouissement des lignes. Il leur a été répondu que ce n’était pas envisagé et, comble de l’ironie, que ce n’était pas prévu dans le PLU… (sic)

Or, si vous allez à Gometz-le-Châtel, dans la côte, vous pouvez encore aujourd’hui voir des pancartes qui prouvent à l’évidence qu’on nous dit n’importe quoi !

Le département (dont le maire est vice-président) et la Caps (dont le maire est également vice-président) semblent bien subventionner dans les autres villes l’enfouissement des lignes.

Alors, question : qui gère la ville ?

Les élus ? Les services techniques ? La Caps ? ou simplement les entreprises de service public qui n’en font qu’à leur tête ?